pictures of an angel

Il ne tient qu’à nous de faire du rêve une réalité absolue !

Archive pour la catégorie 'poésie'


Survivras-tu avec moi ?

8 août, 2009
poésie | 1 réponse »

SURVIVRAS-TU AVEC MOI 

 

 

Toi mon Frère, l’inconnu, qui poses tes yeux

Sur ces écrits noirs aussi verts que bleus,

Toi qui ne me connais pas mais qui m’aimes

Parce que tu cherches comme moi le Bien suprême,

Ta passion a toute ma bénédiction

Tant que mes lignes ne font de religion,

Ni quelque forme de doctrine que ce soit

Qui t’écraserait de tout son lourd poids ;

 

Toi, l’autre, qui voit dans mes lignes un combat,

Le combat vers lequel te mènent tes pas,

Celui pour lequel tu ne dors la nuit,

Celui sans lequel tu sombres dans l’ennui,

La mélancolie et la grande tristesse,

Le combat contre les voix de mon espèces,

Te voici servi, et copieusement !

Alors garde des bouchées pour tes enfants !

 

Et toi qui de mes pages arraches les feuilles

Pour me confectionner un beau linceul,

Assure-toi qu’il est taillé sur mesure

Et qu’il est bantou de part la couture,

Sinon tu me verras plutôt déçu

De voir ton corps se le faire mettre dessus ;

Quoi qu’il arrive ma survie est certaine,

Bien grâce à ton travail de longue halène !   

Quelle belle fierté !

8 août, 2009
poésie | Pas de réponses »

QUELLE BELLE FIERTE !!! 

 

Quelle belle fierté d’aujourd’hui que voici,

Ce flambeau nouveau que ma terre brandit,

Cette chose étrange qu’aucune vie ne m’explique :

Deux lions qui miaulent dans la savane d’Afrique !

 

Quelle belle fierté là que l’on me présente,

Sur un vieux mur une peinture indécente,

Au lieu d’une génisse berçant l’horizon,

Deux génisses se susurrant l’oraison !

 

Quelle belle fierté cet élan d’amour beau,

Ces deux bras robustes autour d’un berceau,

Ces deux seins vides qui partagent un couffin,

Au cœur et à la faveur du matin !

 

Quelle belle fierté le monde de nos parents

Qui se moque de toutes les valeurs d’antan,

Puisqu’il faut de tout faire une histoire…

Qu’elle est belle cette fierté en ce doux soir !

 

Que faut-il

8 août, 2009
poésie | Pas de réponses »

QUE FAUT-IL ? 

 

 

Faut-il que je marche pieds nus

Pour qu’on comprenne ma souffrance ?

Faut-il que j’aie les cheveux crépus

Pour qu’on m’apporte une paille d’aisance ?

Faut-il que je pleure jour et nuit

Pour qu’on me délivre de mes chaînes ?

Faut-il que je blesse autrui

Pour qu’on m’éloigne de la haine ?

Faut-il que j’aie la peau sur les os

Pour qu’on me comble la main ?

Faut-il que les créances me brisent le dos

Pour qu’on pense à mon lendemain ?

Faut-il que la honte m’engloutisse

Pour qu’on me donne un peu de soleil ?

Faut-il que ma jeunesse s’évanouisse

Pour qu’on m’offre une chandelle ?

Quand je ferme les yeux

8 août, 2009
poésie | Pas de réponses »

QUAND JE FERME LES YEUX 

 

 

Quand je ferme les yeux, je vois une mer bleue,

Je vois petits et gros poissons heureux,

La blancheur du sable ne craint pas les eaux

Qui jour et nuit prennent la belle plage d’assaut,

Encore plus pures et douces comme seules savent l’être

Les eaux sans l’once d’une marée des ténèbres,

Noires comme le cœur des âmes qui teignent les flots

Avec cette bave qui empoisonne nos eaux !

 

Quand je ferme les yeux, je vois ma forêt,

Aussi verte que l’espoir d’un monde parfait,

Et encore plus dense que par le passé,

Donnant cet air pur qui s’est raréfié,

Je ressens sur la peau sa douce fraîcheur

Même quand les scies sévissent avec fureur,

Je vois la faune grasse, forte et surtout saine,

Malgré la poudre qui s’étend sur la plaine !

 

Quand je ferme les yeux, je vois un ciel bleu,

Des oiseaux qui ne redoutent pas le feu,

Je les vois voler parmi les moutons,

Ces oiseaux d’acier, ces immenses maisons…

Et je vois les autres, colombes ordinaires

Se laisser aller là-haut dans les airs

Sous la coupole d’ozone protectrice,

Sans l’assaut d’une seule fumée destructrice !

 

Quand je ferme les yeux, je vois les enfants

Courant et semant le joie à tout vent,

Dessinant des arcs-en-ciel dans les rues

Quand les armes et les ruines ont disparu,

Je vois des cœurs sans remords et sans peur,

Je vois la sépulture de la rancœur…

Mais quand j’ouvre les yeux, je vois le chaos,

Alors là je les referme aussitôt !

  

Père, accepte tout homme

8 août, 2009
poésie | 1 réponse »

PERE, ACCEPTE TOUT HOMME

 

 

Seigneur, toi qui as créé l’univers,

Toi qui as envoyé l’homme sur la Terre,

Ouvre-lui les portes de ton Royaume

Où il vivra en paix avec les autres hommes,

Ne le rejette pas car il est ton fils

Qu’il soit cœur bon ou terroriste,

Qu’il t’appelle Dieu ou Allah,

Bouddha ou alors Jéhovah…

Quelle que soit sa religion,

Reçois-le dans ta Grande Nation !

Son cœur est faible comme sa chair,

Dès la création il t’a désobéi Père,

Ses fautes se multiplient avec les âges,

Il est coupables dès son plus âge,

Coupable d’appartenir à la race humaine,

Elle qui naît avec le vice dans les veines !

L’homme a été créé imparfait,

Alors pardonne-lui le mal qu’il se fait,

Il est Aveugle et Sourd,

Il ne comprendra jamais l’Amour,

Jamais s’il ne te rencontre pas

Toi le Père, Toi la Foi.

Prisonnier du temps

8 août, 2009
poésie | Pas de réponses »

LE PRISONNIER DU TEMPS 

 

 

Le temps, dans une boîte je l’ai enfermé,

Contraint tel un lion en cage à tourner ;

Et voilà j’ai réveillé sa colère,

Son glacial tic tac terrorise ma chair…

Quand dans le bon plaisir je suis plongé,

Je le prie de bien vouloir s’arrêter,

De partager veau et vin avec moi,

De s’enivrer de bonheur et de joie ;

Mais il ne m’écoute pas ! Il ne m’entend même pas !

Il n’entend plus rien d’autre que ses propres pas !

Lents quand je me retrouve dans la souffrance,

Et court quand je suis entouré d’aisance.

 

Traître pour moi quand ami pour autrui,

Ami pour moi quand traître pour autrui ;

Toujours est-il que bon ami ou traître,

Il est un froid et inébranlable maître !

A cause de lui la peur s’empare de moi

Au moment où je prends conscience de moi ;

A la seconde même où je songe à vivre,

Je cesse d’être un oiseau, je cesse d’être libre !

Pourtant je devrais ignorer son être

Ou alors l’envoyer simplement paître ;

Mais comment puis-je rester indifférent ?

Comment donc puis-je rester indifférent ?       

Je t’attendrai…

8 août, 2009
poésie | Pas de réponses »

JE T’ATTENDRAI 

 

Comme le désert attend la pluie

Je t’attendrai…

Comme une amoureuse perdue dans la nuit

Je t’attendrai…

Si ton univers est aussi désert

Je t’attendrai…

Si le désert est ton univers

Je t’attendrai…

Comme les fleurs attendent le Printemps

Je t’attendrai sagement

A ton univers je donnerai des couleurs

A ton cœur j’épargnerai la douleur

Cela peut prendre une éternité

Je t’attendrai…

Et pour l’éternité

Je t’aimerai…

Et pour cela ma Fierté

Je t’attendrai.

Dans le brouillard

8 août, 2009
poésie | Pas de réponses »

DANS LE BROUILLARD 

 

 

Je cherche dans les faces grisâtres de tes masques

Le visage de celui qui est mon Frère,

Je cherche dans les voix sourdes qui percent ces masques

La foret voix de celui qui est mon Frère,

Je cherche dans les regards vides de ces masques

Les doux yeux de celui qui est mon Frère,

Je cherche dans les lèvres figées de ces masques

Le sourire de celui qui est mon Frère,

Je cherche dans les écorces froides de ces masques

La chaleur de celui qui est mon Frère,

Je cherche dans les dédales noirs de ces maques

La conscience de celui qui est mon Frère,

Je cherche dans les couleurs ternes de ces masques

L’éclat vif de celui qui est mon Frère,

Je cherche dans les lignes des fronts de ces masques

Le passé de celui qui est mon Frère,

Je cherche dans l’air ironique de ces masques

La toute raison pour laquelle toi mon Frère

Tu caches ton visage derrière tant de masques,

Le condamnant au noir des cavernes Frère !

Ce que je cherche se trouve derrière tes masques

Seul toi peut m’aider à le trouver Frère,

Montre-moi ton visage, fais tomber ces masques

Afin que je puisse te savourer Frère. 

Afrique je demande !

8 août, 2009
poésie | Pas de réponses »

AFRIQUE JE TE DEMANDE 

 

 

Que peux-tu donc me dire mon Afrique

Après tous les combats que j’ai menés,

Après tous les maux que j’ai endurés,

Que peux-tu donc me dire mon Afrique ?

 

J’ai souffert quand tu as été ferrée,

Déracinée et humiliée là-bas !

Je suis mort à chacun de tes trépas

Pendant que ton livre était effeuillé !

Mais jamais le roseau ne s’est rompu,

Jamais il n’a cédé face aux vents noirs,

Déchu il n’a jamais perdu son pouvoir,

L’espoir est resté malgré son corps nu !

Et mes lourds genoux ont quitté la boue

Au moment où des mains de l’autre race,

Celles-là qui ne m’ont pas pris en chasse,

Voulaient que je puisse marcher debout !

Alors j’ai marché pour toi mon Afrique !

J’ai porté l’ébène comme un flambeau,

Même enfermé dans un obscur cachot,

Le tam-tam battait toujours sa musique !

Le village retrouvait un peu de vie,

Les barques blanches roulaient sur le fleuve,

Les fleurs s’enracinaient dans les terres neuves,

Le soleil revenait dans les esprits !

Mais à présent quelle honte es-tu ma mère !

Que fait cette boue là où était ton lit !

Où es l’or qui un jour avait souri !

Qu’as-tu donc fait des combats de mes pairs !

 

 

Que peux-tu donc me dire mon Afrique,

Après tous les combats que j’ai menés,

Après tous les maux que j’ai endurés ;

Que peux-tu donc me dire mon Afrique ?